La guerre en Iran a des conséquences inattendues, comme le regain d’intérêt pour la place financière suisse. Certains clients transfèrent déjà des fonds, voire envisagent de se délocaliser alors que le conflit affecte une région qui avait fait la promotion d’une stabilité économique et financière. On ne peut pas encore parler d’exode. Mais des signaux apparaissent toujours plus précis. «Les transferts de fonds sont en train de se faire», confirme Patrick Akiki, leader du marché des services financiers pour le cabinet de conseils PwC Suisse. Mais cela prend du temps, poursuit-il, car «les contraintes réglementaires ont changé. On est beaucoup plus stricts et les banques suisses font ce qu’il faut pour s’assurer de la conformité des cas, avant de procéder aux transferts de fonds.» Il le sait pour avoir eu ces discussions avec de nombreuses banques. Il n’est pas seul, d’autres consultants font le même constat, même s’ils préfèrent ne pas être cités. Officiellement, la plupart des …