De New York à Zurich et de Paris à Tokyo, partout des scènes de chaos. C’était en mai, alors que collectionneurs et revendeurs faisaient la queue, parfois plusieurs jours durant, pour acheter des montres de poche en plastique aux couleurs vives. Des bagarres ont éclaté, des magasins ont été contraints de fermer et la police a eu recours aux gaz lacrymogènes dans au moins une ville pour disperser des clients cherchant à s’emparer d’une montre Royal Pop, fruit d’une collaboration entre Swatch et Audemars Piguet. Cette fièvre rappelle que peu d’entreprises maîtrisent le buzz comme Swatch Group. Mais le premier fabricant de montres terminées de la planète – 16 marques allant de la Swatch plastique à 40 francs aux pièces Breguet haut de gamme facturées des dizaines de milliers de francs – traverse une des périodes les plus compliquées de son histoire. Le bénéfice net du groupe a chuté de 90% pour atteindre 25 millions de francs en 2025, après un recul de 75% l’année précédente. Le franc …