Dans de nombreux pays, le fait de détenir un compte bancaire en Suisse réveille souvent l’idée que cela cache des transactions douteuses ou des fortunes non-déclarées. Et cela malgré des décennies de réformes du secteur, consécutives aux pressions de l’étranger. Divulguer des informations sur l’argent détenu dans une banque suisse tient lieu de crime. C’est une antienne de l’histoire financière helvétique. Transactions, soldes et numéros de compte sont concernés, mais aussi le simple fait de révéler si telle ou telle personne est cliente ou non de l’institut en question. A la faveur des pressions exercées par plusieurs gouvernements étrangers et certaines organisations indigènes en guerre contre la criminalité, la corruption et le terrorisme, la Suisse a mené des réformes. Beaucoup, dans et hors du pays, jugent ces mesures insuffisantes. D’autres, dont le secteur financier et une partie du monde politique et de l’électorat, continuent de s’opposer au changement. Ils estiment que la …